Chayma Drira :
« Contre l’état d’exception, une poétique de l’ordinaire »
Les représentations visuelles des banlieues populaires charrient un imaginaire dual : un imaginaire inhabité et vidé de toute présence humaine – celui de la zone blanche – et un imaginaire marqué par la violence sociale et raciale – celui du lieu d’exception.
Alice Diop :
« Qui a le droit de faire trace ? »
Ce projet de cinémathèque est né d’une cicatrice, quelque chose qui me dépasse profondément et qui devient éminemment politique. Quand j’ai commencé à faire du cinéma, j’ai lutté constamment contre l’assignation à cette place de cinéaste dite « de la banlieue ».
Essimi Mevegue :
« Génération Hood movies »
Le film de banlieue, appelé Hood movie aux États-Unis, sous sa forme contemporaine en raison de l’émergence de la culture hip-hop dans les ghettos noirs américains, apparaît entre la fin des années 80 et les débuts des années 90 avec l’arrivée d’une nouvelle vague de cinéastes afro-américains qui vont transformer le regard d’Hollywood sur les Noirs à l’écran.
Pendant plusieurs décennies, les grands studios américains ont ignoré le cinéma afro-américain, qualifié de “race movie”
Chris Cyrille-Isaac :
« Banlieue et monde, banlieue‑monde »
(...) je vois devant moi une multiplicité d’images-vertiges et d’images bandites qui donnent à voir et à sentir le plus de pays et de récits possibles
Olivier Marboeuf :
« Peyi-Banlieue de la nuit »
Nous sommes né·es du troisième voyage, celui qui mène à un lieu qui n’existe pas. Il n’y a pas de retours, juste des détours, pas de pays rêvé et plus de pays perdu…
Ghizlane Terraz, Bouchra Ouikou :
« Nous, Kourtrajmeuf »
"Le collectif Kourtrajmeuf s’est constitué à l’issue de la formation Kourtrajmé. On s’est retrouvé à prendre une photo des femmes de la première promotion. Cette photo a été postée sur les réseaux par Ladj Ly qui nous a nommé « Kourtrajmeuf »."
Ulysse Rabaté :
« Documenter le déjà-là des quartiers populaires - Le cinéma avec ou contre les sciences sociales ? »
Rachid Djaïdani :
« Peut-être que vous ne m'avez pas vu, mais moi j'ai su regarder »
"Moi aussi je veux mes quatre cassettes, avec dans chaque cassette dix ans de ma vie en accéléré, avec peut-être un journal de bord qui raconterait qui j'ai été, mon testament. Mon ADN. Ce que je vous laisse. Dire : peut-être que vous ne m'avez pas vu, mais moi j'ai su regarder."



































































































