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juillet 2025

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Cassiopée N'Sondé

Les cinémas africains comme liens diasporiques

Quels regards les enfants des diasporas africaines peuvent-iels poser sur elleux-mêmes et leurs héritages ?

Construire son identité en France lorsqu’on a une double culture africaine peut être un défi. On peut se retrouver confronté·e à tout un imaginaire stéréotypé et embué de violence symbolique : misérabilisme, infantilisation, mépris culturel, l’Afrique ce « continent sans culture », ce « continent-pays ». Cela peut aller de remarques déplacées aux discriminations systémiques qui peuvent impacter profondément les expériences de vie et la perception de soi. Certes, cela a évolué depuis les constats glaçants de Frantz Fanon dans Peau noire, masques blancs, mais le chemin reste long.

Fanon décrivait déjà, dès 1952, ce que c’est que de grandir dans un monde où l’on est sommé·e de se renier pour espérer exister. Il évoque cette tension entre l’identité héritée et celle imposée : « Le Noir a deux dimensions. L’une avec son camarade noir l’autre avec l’homme blanc. » Ce conflit intérieur, ce tiraillement entre appartenance et adaptation, continue d’habiter les enfants des diasporas. Il est d’autant plus fort lorsqu’à cette double culture s’ajoute une appartenance sociale, comme celle des quartiers populaires. Une double marge qui complexifie encore plus la construction de soi.

Les enfants des diasporas ont parfois trouvé ce lien dans des productions culturelles à travers la musique, la danse, la pop culture et le cinéma, notamment afro-américain. Je me souviens de ces heures passées en famille à dévorer les films de Spike Lee : Crooklyn, Malcolm X, Do the right thing. Je me souviens de ces après-midis à regarder des films Bollywood avec mes amies : La famille indienne de Karan Johar ou Devdas de Sanjay Leela Bhansali. Nous y retrouvions une esthétique, un imaginaire qui résonnait avec nos héritages diasporiques africains, caribéens et sud-asiatiques.

Pourquoi ne pas trouver aussi ces ressources-là à travers les cinémas africains ?

Retrouver sa langue familiale ou celle de ses proches sur grand écran. Le cinéma permet de normaliser des faits culturels marginalisés. À travers ces images, peut-être peut-on trouver de la matière afin de Rester barbare et en être fière, pour reprendre le concept de l’écrivaine Louisa Yousfi. S’approprier totalement son héritage, faire de ce qui est perçu comme de l’exotisme une norme pour soi et pour les autres. Nourrir son imaginaire avec des histoires qui, pour une fois, se passent dans la banlieue de Dakar, dans la campagne près de Douala ou le long des rapides du fleuve Kongo à Brazzaville.

L’enjeu pourrait être un rééquilibrage : ajuster la balance du grand récit national français qui a longtemps invisibilisé et minimisé les récits africains et afro-diasporiques alors qu’ils sont au cœur même de son histoire, intrinsèquement et irrévocablement liés à elle.

L’enjeu pourrait être un décentrement : revendiquer des récits hors du référentiel occidental, comme disait le cinéaste et écrivain Sembène Ousmane : « L’Europe n’est pas mon centre »*. L’enjeu pourrait être une appartenance : avoir de la matière, des ressources supplémentaires pour rêver, mais aussi parfois pour mieux comprendre des territoires auxquels nous sommes lié·es. L’enjeu pourrait être enfin une représentation juste des narrations africaines, loin des clichés empreints soit d’un excès de pessimisme (famine, pauvreté, ignorance, sous-culture, sauvagerie), soit au contraire d’un excès de positivisme (« l’Afrique c’est la chaleur, l’accueil, le sens de la famille, les gens au grand cœur »).

Les productions cinématographiques issues du continent existent depuis longtemps, mais elles sont marginalisées, peu visibles. Pourtant, cela fait des décennies que, par-delà l’Atlantique, des cinéastes racontent. Ces images sont précieuses parce qu’elles donnent à voir autre chose : des histoires de vies dans des territoires, des langues, des cultures, des gestes qui résonnent souvent, sont familiers parfois.

J’aimerais préciser que je n’aime pas dire systématiquement « cinéma africain », je trouve cela réducteur ; car il s’agit avant tout de cinéma. On retrouve cependant une cohérence, des thèmes redondants qui habitent les cinéastes pionnier·es des pays africains anciennement colonisés par la France : l’immigration, le fait colonial, l’aliénation culturelle, les réalités socio-économiques qui traversent les sociétés post-indépendances. Il y a un héritage commun indéniable, une forme d’engagement profond dans ces cinémas qui émergent dans les années 1960. On pense à Sembène Ousmane, Paulin Vieyra, Safi Faye, Sébastien Kamba, Désiré Écaré, Oumarou Ganda, Med Hondo et bien d’autres qui ont lutté pour produire leurs films, les diffuser malgré le manque de financements et de structuration du secteur à l’époque sur le continent. Progressivement, une industrie s’est construite, un réseau s’est constitué. Le documentaire Caméras d’Afrique de Ferid Boughedir (1983) illustre parfaitement cela.

J’ai longtemps cherché ces images, ces représentations. Pourtant, j’ai grandi dans une famille franco-congolaise où cette double appartenance a toujours été une richesse. Pas de complexe identitaire mais une grande fierté, beaucoup de transmission. Mais j’ai quand même cherché. J’ai cherché à voir mon pays raconté, projeté, représenté. Je le connaissais à travers les contes de mon grand-père, les chants scandés en famille, les valeurs spirituelles et morales transmises.

Mais voir mon pays à l’écran, cela m’a toujours bouleversée. À chaque fois. Parce que c’était rare, c’était niche.

Le même sentiment de familiarité que je ressens parfois en regardant un film tourné en France, à Paris – quand je reconnais à l’écran des rues que j’aime arpenter dans la vraie vie –, je l’éprouve aussi quand je regarde un film qui se passe au Congo, à Brazzaville. Même si ces rues je les ai moins parcourues, ce que j’y vois, je le retrouve aussi auprès de mes proches. Il ne s’agit pas seulement d’un territoire, il s’agit de ce qui se transmet, parfois silencieusement, de génération en génération, d’un océan à l’autre.

Peut-être que ces films africains pourraient nous aider à comprendre qui nous sommes ici, comment nous faisons ou ne faisons pas diaspora, mettre des mots ou images sur un sentiment de double appartenance et de tiraillement. Peut-être qu’ils peuvent nous aider à définir ou redéfinir notre relation au continent. Peut-être qu’ils peuvent juste contribuer à nourrir nos imaginaires aussi, et c’est déjà tellement précieux.

La sélection présentée ici réunit quatre films qui ont en commun un ancrage : l’Afrique centrale, plus précisément les territoires kongos. Kinshasa (La vie est belle), Brazzaville et Luanda (Kaka Yo, Sambizanga), mais aussi la Centrafrique, d’où est originaire Joseph Akouissone (Josepha).

Autant de lieux marqués par une histoire partagée, un héritage culturel, linguistique et spirituel commun. Ils parlent d’amour, de musique, de résistance ; ils capturent l’énergie d’une ville, le pouls d’une société. Ces territoires ont toujours été connectés, que ce soit à l’époque du royaume Kongo – qui englobait une partie de l’actuelle RDC, du Congo-Brazzaville et de l’Angola – ou bien avant, lorsque les peuples bantous ont migré depuis l’Afrique australe et Madagascar vers l’Afrique centrale, mêlant leurs cultures à celles déjà présentes.Il ne s’agit pas ici de dresser un panorama des cinémas africains, ni de prétendre à l’exhaustivité.

Juste partager des récits ancrés dans des terres précises. Et peut-être, à travers eux, construire nos rêves.

Que cela soit ces films ou d’autres, les cinémas africains, aussi hétérogènes qu’ils soient, méritent d’être encore plus connus et vus. Parce qu’il y a ce message qui pulse dans les quartiers, sur les réseaux sociaux, dans la littérature, le cinéma, la danse. Cet appel qui vient d’ici et par-delà l’Atlantique. Il y a cette connexion entre les continents, cette vibration de l’Atlantique Noir, ce territoire diasporique aux ressources culturelles intarissables que décrivait le sociologue Paul Gilroy. Il y a ce besoin de restitution de récits trop longtemps invisibles, cette envie de transmission qui animent les artistes, les jeunes, les étudiant·es, en fait : les gens. Cette soif de voir autre chose sur les écrans, de se raconter autrement.

C’est là, et ça ne partira pas.

Les films de cette sélection font notamment partie du catalogue de la Cinémathèque Afrique, un fond géré par l’institut français de Paris.

La Cinémathèque Afrique réunit l’ une des plus importantes collections au monde de films du continent africain réalisés des années 1950 à nos jours, avec plus de 1800 titres issus de 45 pays. Il s'agit en grande partie d'œuvres pionnières de cinéastes d’ Afrique francophone souvent accompagnées de ressources documentaires rares qui ont été numérisées. Le fonds comprend également des films de cinéastes français tournés en Afrique : ethnologues, coopérants ect.

*Extrait d’interview de Sembène Ousmane dans le documentaire Caméra d’Afrique de Ferid Boughedir, 1983.

Bibliographie :

Peau noire, masques blancs. Frantz Fanon, éditions Le Seuil, 1952.

Rester Barbare, Louisa Yousfi, La Fabrique, 2022.

L'Atlantique noir, modernité et double conscience, Paul Girloy, éditions Amsterdam, 2017.

Women, race and class, Angela Y Davis, Knopf Doubleday Publishing Group, 1982.

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La vie est belle

Ngangura Dieudonné MwezeBenoît Lamy1988

Ce film constitue, selon moi, l’une des plus belles pépites du catalogue, il a été restauré par la Cinémathèque Afrique en 2020. On y suit les aventures du jeune Kourou (joué par le célèbre musicien de rumba congolaise Papa Wemba). Fraîchement arrivé de la campagne pour tenter sa chance en ville, il alterne petits boulots et chansons de rues, animé par une passion indéfectible pour la musique. Lorsqu’il tombe amoureux de Kabibi, leur amour va être mis à rude épreuve, car il n’est pas son seul prétendant.

L’histoire se déroule à Kinshasa, capitale de l’actuelle République Démocratique du Congo, dans les années 1980, à une époque marquée par une effervescence culturelle intense. Le pays s’appelait alors Zaïre, dirigé d’une main de fer par Mobutu. Une figure aussi controversée que marquante : autoritaire, adepte de la mise en scène du pouvoir, mais aussi promoteur d’un nationalisme congolais fort, notamment à travers sa politique d’authenticité. C’est cette volonté de rompre avec les références occidentales qui pousse le régime à nationaliser les entreprises étrangères. Ce virage va entraîner le pays dans une crise économique profonde, qu’on retrouve en filigrane dans le film : montée des inégalités, essor de l’économie informelle, exode rural…

Mais La Vie est Belle montre aussi une autre facette de la capitale : celle de « Kin la belle », cette ville explosive, imprévisible, magnétique. À travers le personnage de Kourou incarné par l’énergie communicative de Papa Wemba – véritable icône pour toute une génération – le film capte cette vibration unique. Kinshasa y apparaît dans toute sa richesse : ses contrastes, ses night-clubs, sa débrouille, sa jeunesse, et cette culture musicale qui rayonne bien au-delà des frontières, avec ce titre devenu emblématique : « oh la vie est belle... ». La rumba congolaise est aujourd’hui classée patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Ce film aussi a inspiré énormément d’artistes : la maison du patron de Kourou est devenue par la suite un centre culturel autogéré encore très actif aujourd’hui : Ndako Ya la vie est belle. Situé dans le bouillonnant quartier Matongé, des artistes de renommée internationale tel que Freddy Tsimba y sont passés.

Kinshasa y est aussi dépeinte avec justesse dans ce film à travers cette scène puissante autour des Mama Moziki, ces femmes commerçantes, débrouillardes, qui se réunissent souvent entre elles que cela soit pour épargner en tontine ou prendre des décisions collectives concernant le quartier.

Le Congo est très souvent relayé à travers des récits sombres ou tragiques dans les médias. Or La vie est belle, sans nier les difficultés sociales ni la dureté des inégalités, propose un autre regard. Le réalisateur Mweze Ngangura fait partie de cette deuxième génération de cinéastes (années 1980) du continent qui souhaitent faire du cinéma pour le plus grand nombre. Un cinéma populaire, prolifique, qui touche le public africain et qui répond aux codes d’un cinéma universel.

Et ce fut un pari réussi pour ce film qui eut un véritable succès en Afrique francophone notamment et reste encore aujourd’hui iconique.

Cassiopée N'Sondé
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Kaka-Yo

Sébastien Kamba1968amour

Une traversée sur les remous du grand fleuve Kongo depuis Kinshasa et nous voilà à Brazzaville, capitale de la République du Congo dans lequel ce court-métrage a été tourné au début des années 1960. Restauré en 2020 par la Cinémathèque Afrique, il a été réalisé par Sébastien Kamba, considéré comme le ou l’un des premiers cinéastes congolais.

Kaka yo qui signifie en lingala « rien que toi » raconte les tourments d’un jeune couple dont l’amour est mis à l’épreuve via les recommandations d’un Nganga (guérisseur et conseiller spirituel, on préfèrera ce terme précis aux termes « sorcier » ou « féticheur », trop vagues et stéréotypés).

Ce film est construit comme un conte congolais. On y trouve tous les personnages caractéristiques : le nganga, l’enfant prophétique, la berceuse qui rythme le récit. Cette berceuse intitulé « Milele miani » est l’une des plus connue au Congo. Elle a même été reprise par la célèbre chanteuse et militante sud-africaine Miriam Makeba.

Mais Kaka Yo propose aussi en filigrane une critique du mariage traditionnel et du patriarcat et portraitise une culture où le spirituel conserve une place centrale. Le visible et l’invisible s’y côtoient, constamment, subtilement.

Cassiopée N'Sondé
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Josepha

Joseph Akouissonne1975

Ce court-métrage documentaire aborde la condition des femmes africaines et afrodescendantes en Europe dans les années 1970. Restauré en 2020 par la Cinémathèque Afrique de l’institut français, on y devine l’esthétique très léchée et minutieuse du réalisateur Joseph Akouissonne, très attaché à une approche sociologique dans son cinéma.

Outre la beauté de l’image et la précision des plans, ce qui frappe dans ce film est l’actualité du propos. A travers le témoignage de Josepha et de son salon de coiffure, s’animent les questionnements identitaires des femmes noires en occident. Ce film s’inscrit dans une époque (les années 1970) marquée par les mouvements afroféministes et intersectionnels incarnés notamment par Angela Davis aux Etats-Unis pour ne citer qu’elle.

L’approche éminemment contemporaine de ce documentaire résonne notamment avec le travail de la cinéaste chercheuse Cécile Emeke, dont les séries Strolling (Royaume-Uni) et Flâner (France)* évoque les questionnements de jeunes afro-diasporiques en Europe sur différents sujets touchant notamment à l’identité culturelle.

*Séries disponibles sur youtube : https://www.youtube.com/@cecilexemeke

Cassiopée N'Sondé
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Sambizanga

Sarah Maldoror1972prisonjusticepolitique

Le parcours de Sarah Maldoror est avant tout marquant pour son engagement politique et militant notamment concernant la visibilisation des luttes décoloniales. Sambizanga est l’incarnation de cet engagement. L’histoire se déroule en Angola en 1961, Domingos Xavier est arrêté par la police secrète portugaise et emmené à la prison de Luanda. Sa femme Maria décide de partir à sa recherche avec son enfant.

Le film est sorti en 1971, en pleine guerre indépendantiste angolaise, il a donc été tourné à Brazzaville au Congo, pays historiquement ami de l’Angola. Le Congo Brazzaville a activement participé et soutenu la guerre sanglante d’indépendance angolaise qui durera 15 ans. L’Angola fut l’un des derniers pays africains à obtenir son indépendance en 1975. Le Congo Brazzaville reste aujourd’hui marqué par ce soutien comme en atteste le fameux quartier Angola Libre à Brazzaville, très connu comment étant le point de départ des bus nationaux et régionaux.

Le fait que tout le film soit du point de vue de Maria apporte également une dimension importante : marquer la place des femmes et de l’action collective au cœur de ces luttes. Cette approche ainsi que le traitement du sujet est original : aborder les prémisses de la révolution indépendantiste angolaise à travers une histoire intime, d’amour. Cela vient rompre avec des formats plus proches de l’épopées révolutionnaire, mettant en scène des combats comme on peut le voir par exemple avec le film Tabataba de Raymond Rajaonarivelo.

La majorité des comédien·nes du film sont amateur·ices et congolais·es. On y retrouve ainsi un mélange de langues : portugais, kikongo (langue parlée au Congo mais aussi en Angola), kimbundu et lâri (une langue parlée spécifiquement à Brazzaville). Ce parallèle territorial est intéressant : que cela soit à travers le lien historique et culturel entre ces deux pays mais aussi pour la dimension panafricaine : des congolais.es jouant des personnages angolais. C’est d’autant plus symbolique que la Congo Brazzaville est un pays où les luttes pour l’indépendance ont été relativement invisibilisée, encore aujourd’hui les traces de cette histoire sont quasi inexistantes dans l’espace public et politique.

Sambizanga est un film puissant, qui parvient à retranscrire les enjeux politiques, sociaux et humains des luttes anticoloniales. À travers le regard de Maria, Sarah Maldoror offre une œuvre profondément engagée, féministe et panafricaine.

Cassiopée N'Sondé
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