Synopsis
Après la mort d’un jeune de Vitry tué par un gardien d’immeuble, les médias viennent dans la cité pour faire un reportage et récupérer des images du Collectif. Un film qui pose de nombreuses questions sur le rôle des médias en banlieue, et sur la nécessité de produire soi-même des images.
Contribution




Qui a le droit de faire trace ?
« La découverte des films du Collectif Mohammed est bouleversante. Ces enfants d’immigrés qui récupèrent des bouts de pellicule au début des années 80, pour raconter à partir de leur expérience, ce qu’ils voient, sont mes parents de cinéma directs. Leurs images bégaient, mais elles ont la grâce du premier geste. Il y a une justesse dans ces films, malgré leur fragilité, qui les rend précieux et qui fonde le cinéma de cinéastes arrivés après eux, celui de Ladj Ly notamment, le mien. Nous sommes tous des héritiers de l’audace de ces jeunes hommes qui ont décidé de ne plus être les jouets d’images produites par d’autres. Voir ces films nous permet de sortir du ressassement perpétuel, nous oblige à inventer de nouvelles images, creuser de nouvelles galeries. » A.D.
Texte tiré de la brochure-programme de l’événement Alice Diop, autour de Nous, au Centre Pompidou, en février 2022.