Cinémathèque idéale des banlieues du monde
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Alice Diop 2022
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Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?

  • 1h23
  • Rabah Ameur-Zaïmeche
  • 2001
  • fiction
  • drame
  • français
  • France
  • Sarrazink Productions
  • couleur
Synopsis

Dans la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, Kamel est de retour après avoir purgé une double peine de prison. Il tente, avec le soutien de sa famille, de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier.

Affiche
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Contribution
mai 2024

Qui a le droit de faire trace ?

« J’ai vu ce film à sa sortie en salles, je crois au début des années 2000, en 2001 ou 2002. Ça a été un vrai plaisir de cinéma, puisque je n’avais jamais vu un film pareil. C’est l’histoire d’un jeune homme qui sort de prison, et qui a été victime de la double peine : il revient sans papiers. Il est enfermé dans son quartier aux Bosquets, condamné à une vie de clandestinité, car cerné par des rondes incessantes de la police. Il devient alors une espèce d’observateur des intrigues sociales de son quartier. C’est un film d’une grande précision documentaire, avec un sens de la contemplation, de la patience, de la poésie, du calme, qui résiste complètement aux images habituellement produites sur ces quartiers.

Il y a une porosité entre le genre documentaire et la fiction, qui trouve là sa manifestation la plus magnifique. J’y ai trouvé quelque chose que j’ai moi-même cherché dans cette indistinction des formes, dans cette contamination de la forme fictionnelle à travers le documentaire, dans cette nécessité de la justesse. Ces territoires ont souvent été racontés par d’autres, par un regard de gens qui n’y vivaient pas. J’ai tout de suite reconnu, moi qui ai grandi dans ces quartiers-là, une absolue justesse qui faisait du bien et qui ne gommait pas les questions inconfortables, en restituant à chaque situation et à chaque personne sa complexité. La figure de la mère est une figure hyper complexe, comme les figures très contradictoires de tout ce groupe de garçons qui n’est pas du tout un groupe homogène : ce ne sont pas des jeunes de cités, mais des gens très précis, nommés, avec qui on passe un certain nombre de temps et qu’on prend le temps d’appréhender dans une réalité quotidienne. On va regarder les gens dans une complexité que ne permet pas la façon dont ils sont regardés habituellement, c’est-à-dire dans le reportage. Il y a toujours des scènes que j’adore, dans les films de Rabah, pour leur poésie et leur beauté, ce sont les scènes dans la forêt de Bondy, ces scènes de pêche, au cœur du territoire urbain le plus désolé. Ce sont des échappées poétiques qui m’ont toujours émue.

C’est un film qui emprunte à beaucoup de genres : au documentaire, au polar, mais aussi au western, avec ce héros solitaire qui arrive après un passé que le film tait et qui tente de se réapproprier son territoire et sa place. J’ai l’impression qu’il joue avec beaucoup de genres et de codes identifiés dans le cinéma. C’est cette hybridité-là qui crée l’intérêt du film. » A.D.

Propos tirés de la vidéo réalisée par LaCinetek, à l’occasion de la publication de la liste des films d’Alice Diop, disponible en ligne.

Alice Diop
Contributions liées
Contribution mensuelle, mai 2024

Alice Diop :
« Qui a le droit de faire trace ? »

Ce projet de cinémathèque est né d’une cicatrice, quelque chose qui me dépasse profondément et qui devient éminemment politique. Quand j’ai commencé à faire du cinéma, j’ai lutté constamment contre l’assignation à cette place de cinéaste dite « de la banlieue ».

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Ils ont tué Kader

collectif Mohamed1980
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35 Rhums

Claire Denis2008
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L’Amour existe

Maurice Pialat1960
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Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?

Rabah Ameur-Zaïmeche2001
Événéments liés
17h30

Projection de Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ? de Rabah Ameur‑Zaïmeche

Ateliers Médicis
13 nov.
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