Synopsis
La Guadeloupe en 1975 lors des grèves des travailleurs de la canne. Les coupeurs expliquent leur situation et les raisons de leur lutte. Regard sur les différentes catégories sociales dans l'île. Le prolétariat agricole et industriel guadeloupéen en lutte contre les monopoles étrangers.
Contribution




Le cinéma est aussi une façon de retrouver la mémoire
Ce film montre la Guadeloupe trente ans après la départementalisation, à l’époque du Bumidom notamment. Il s’agit d’un film au point de vue précieux parce qu'il y a très peu de d’images sur cette période filmées par des regards non blancs.
La machette et le marteau est aussi un film important concernant les archives des luttes parce qu’il débute au moment où commencent les premières luttes ouvrières et la formation des syndicats. Il témoigne d’une prise de conscience politique collective.
Dans ce film, il y a un décalage entre les différentes personnes interviewées. D’un côté, les fonctionnaires et les békés : un préfet de l’époque y dit que la population est moins docile dans les îles anglophones qu’en Guadeloupe. Cela témoigne du fait que le fait de maintenir l’ordre social, l’autorité a toujours été ce qui importait dans la colonie. De l’autre, on voit des Guadeloupéens qui s’organisent, notamment des femmes qui expriment le fait qu’elles n’ont plus le temps de s’occuper de leur mari et de leurs enfants du fait de leur engagement militant.
Ce film est important parce qu’il montre la désobéissance de personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Nombreux aussi sont ceux qui, comme Ti Chal dans mon film, sont partis à Cuba ou en Union soviétique et qui sont influencés par le socialisme et le communisme.