Fresh a 12 ans et vit à Harlem, le quartier noir de New York. Excellent élève, il grandit parmi ses cousins et cousines, chez sa tante Frances. Il partage son temps libre entre la lucrative revente de drogue, pour le compte de la bande d'Esteban, et les parties d'échecs, dont son père, sorte de clochard magnifique, lui enseigne l'art avec d'autant plus de délectation que Fresh se révèle très doué. Le meurtre gratuit de l'un de ses amis par l'un des lieutenants d'Esteban le révolte. Il va mettre à profit sa connaissance des échecs et la petite fortune qu'il a pu amasser pour déclencher une guerre des gangs meurtrière...





La banlieue a été extrêmement formatrice en termes de culture, de liberté et dans le fait d'apprendre à pousser les murs
Fresh, est pour moi l’un des premiers films qui annonce la culture urbaine hip-hop, réalisé par le cadreur de Spike Lee. J'ai aimé ce film parce que c'était une proposition plus ou moins grand public et à la fois aussi un peu auteur. Un exemple du cinéma dans lequel je voulais évoluer ici : des propositions de films qui n'étaient pas forcément de l’entertainment mais qui avaient tout de même l'ambition de plaire au grand public sur des questions d’intégration, de légitimité. Surtout, il y avait une enveloppe un peu musicale et sexy. C'est l'amorce de tous les films urbains ; il s’agit d’un des premiers films qui a fait une trace dans le désert.