L’histoire d’un fils prêt à tout pour exaucer le dernier souhait de sa mère, mourir au Mali.
Contribution
décembre 2024
Documenter le déjà-là des quartiers populaires - Le cinéma avec ou contre les sciences sociales ?
La filmographie de Djigui Diarra, jeune réalisateur issu de la ville de Grigny (91) contient déjà plusieurs court-métrages qui méritent leur place dans la Cinémathèque idéale des banlieues du monde. Son œuvre contient à mon sens l’exigence ethnographique que nous évoquons comme condition d’un cinéma qui contourne la dépossession culturelle et politique de quartiers populaires. « Na tout pour elle » rend compte d’un dialogue imagé entre un fils et sa mère, décrivant pudiquement une relation qui peu à peu dépasse le cadre intime pour s’ouvrir au spectateur. En choisissant de traiter la figure de la mère, Djigui Diarra met en scène un objet connu et largement traité dans l’esthétique des mondes populaires. La force du film est de ne prétendre aucunement, au départ, à une forme d’originalité ou de distinction : il porte l’expérience d’une réalité à l’écran, avec une confiance absolue dans la beauté de cette réalité, de son histoire et des valeurs qui la traversent.
Documenter le déjà-là des quartiers populaires - Le cinéma avec ou contre les sciences sociales ?
La filmographie de Djigui Diarra, jeune réalisateur issu de la ville de Grigny (91) contient déjà plusieurs court-métrages qui méritent leur place dans la Cinémathèque idéale des banlieues du monde. Son œuvre contient à mon sens l’exigence ethnographique que nous évoquons comme condition d’un cinéma qui contourne la dépossession culturelle et politique de quartiers populaires. « Na tout pour elle » rend compte d’un dialogue imagé entre un fils et sa mère, décrivant pudiquement une relation qui peu à peu dépasse le cadre intime pour s’ouvrir au spectateur. En choisissant de traiter la figure de la mère, Djigui Diarra met en scène un objet connu et largement traité dans l’esthétique des mondes populaires. La force du film est de ne prétendre aucunement, au départ, à une forme d’originalité ou de distinction : il porte l’expérience d’une réalité à l’écran, avec une confiance absolue dans la beauté de cette réalité, de son histoire et des valeurs qui la traversent.