Synopsis
Elle est guadeloupéenne. Elle est parisienne. Elle est roots mais fait des manières. Cherche ses racines. Rêve d'un retour au pays, mais lequel ? Quand elle était petite, on l'appelait La Noiraude. La Noiraude, c'est elle, qui se demande aujourd'hui comment faire pour que son homme revienne à ses pieds comme un chien vers son maître.
Affiche

Contribution




Entre le néant et l'infini
Le titre du film reprend celui d’une série d’animation pour enfants des années 70 qui représentait une vache noire. Dans un épisode, elle entend dire à l’école de musique au sujet des notes qu’une blanche vaut deux noires et devient la risée de ses camarades. C’est un programme télé que regardait, enfant, la protagoniste du film Marlène qui se présente comme guadeloupéenne et parisienne. Après une dispute avec son copain, on la voit dans ses questionnements existentielles au sujet de sa noirité (toujours rabaissée ou fétichisée) et sa féminité (circonscrite au cliché de la femme forte antillaise). Elle tente alors de trouver une voie d’émancipation. Sont abordés des questions plus larges concernant la communauté antillaise, le manque de communication intergénérationnelle (la mère est jouée par Firmine Richard), le magico-religieux dans le rapport au réel, le zouk théorisé comme un exutoire collectif. Plusieurs acteurices noir-es de l’époque y apparaissent dont Aïssa Maïga, Édouard Montoute, Souria Adèle, Lucien Jean-Baptiste.