Synopsis
Un ancien maharajah ruiné médite sur sa splendeur passée lorsqu'il donnait de somptueuses réceptions dans son célèbre salon de musique.
Affiche

Contribution

Un ancien maharajah ruiné médite sur sa splendeur passée lorsqu'il donnait de somptueuses réceptions dans son célèbre salon de musique.

Un cri de révolte !
Le Salon de Musique est un film indien réalisé par Satyajit Ray, sorti en 1958. Le Salon de Musique est pour moi un des plus grands chef-d’œuvres du cinéma mondial. Un film d'une sobriété magique et d'une expressivité si belle, si subtile, si prégnante. Ce film nous enseigne la beauté, la magie, la puissance du silence au cinéma … Ce film est rempli de silences qui nous envoûtent … Ce film qui est inspiré du roman éponyme de Tarasankar Bandyopadhyay, est un poème et une étude sur le remplacement, en Inde, au début du 20ème siècle, d'une caste aristocratique millénaire toute puissante par une nouvelle classe dominante de nouveaux riches propriétaires, industriels, banquiers, une nouvelle classe dominante issue de la classe populaire. «Le Salon de Musique» nous présente la transmission de pouvoir entre une classe aristocratique de droit divin mais déclinante, aux mœurs raffinées et une nouvelle classe de nouveaux riches aux mœurs moins raffinées, totalement ignorante des codes culturelles de l'aristocratie. «Le Salon de Musique» nous expose laconfrontation entre deux cultures de classe, un grand mouvement de tectonique des plaques sociales qui prédit un grand séisme sociétal d'un niveau national ....
Le fils d'un de ses anciens domestiques est devenu un puissant industriel, grand propriétaire foncier et banquier, il est invité chez le vieux maharadja désargenté, ancien maître de son père et de son grand-père. Le vieux maharadja est ruiné, il hante solitaire les grandes salles de son immense palais, contemplant les portraits de ses glorieux ancêtres, il lui reste trois domestiques fidèles, dont un très vieux majordome qui vit dans le palais depuis sa naissance, il appartient à une vieille famille de domestiques qui sert la famille du maharadja depuis plusieurs générations. Le maharadja ne peut plus rémunérer ses domestiques qui restent à son service par fidélité à la splendeur passée de la grande famille royale, par dévotion à la famille du maharadja. Le vieux maharadja imprégné de la culture de sa classe royale va organiser dans son salon de musique, un concert de musique traditionnelle avec des musiciens et des danseurs renommés. Ce concert dans «Le Salon de Musique» est le chant du cygne du vieux maharadja, dont la fin de la domination de sa caste est proche et évidente pour tous. Le nouveau riche invité, rit grassement, il est vulgaire, il méconnaît tous les us et coutumes du vieux maharadja qui l'observe du coin de l’œil … Ce concert dans«Le Salon de Musique» que donne le vieux maharadja sera le dernier, il va vendre son palais qui appartient à sa famille depuis plusieurs siècles au nouveau riche …