Le Toit fait partie de « Les Princes de la ville », série de cinq films documentaires tirés d’histoires récoltées auprès d’habitants des villes d’Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers. Des transcriptions filmiques d’histoires personnelles et anecdotiques confiées à l’artiste sous la forme de confidences par ses proches. Elles sont la matière d’une collecte qui forme une collection, venue dresser les contours d’une communauté faite d’héritages, d’histoires et de cultures parfois éloignés mais constitutifs d’identités singulières.
« Les princes de la ville » est une série de cinq films documentaires tirés d’histoires récoltées auprès d’habitants des villes d’Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.Du Toit à Asnières-Gennevilliers en passant par Love Will Come Later, Legba et One Two Three, ces court-métrages sont les transcriptions filmiques d’histoires personnelles et anecdotiques confiées à l’artiste sous la forme de confidences par ses proches – amis, cousins, voisins. Elles sont la matière d’une collecte, au sens ethnographique du terme, qui, mises bout à bout, forment une collection, venue dresser les contours d’une communauté faite d’héritages, d’histoires et de cultures parfois éloignés mais constitutifs d’identités singulières.Aux dimensions politique et sociologique de cette collection s’en mêlent des cinématographique et poétique ; entre authenticité du récit et héroïsation des protagonistes qui cherchent à donner un rythme presque cinématographique à leurs aventures, c’est la manière dont peuvent s’écrire les récits qui est enfin interrogée ici. Au cœur de la langue-même dans laquelle sont exprimées les histoires se révèlent, en creux, leurs composantes implicites : en elles se mêlent des touches de français, d’arabe, de mina, d’argot des trois et de derija, et élèvent au rang de poésie cette « langue de la banlieue » partout ailleurs stigmatisée.
texte Horya Makhlouf



