La fête du parti communiste et de son journal, l'Humanité, en banlieue parisienne, dans le parc de Garches, le 30 août 1936.
Ce film montre d'abord l'afflux de la foule (venue en vélo, bus, métro, auto et bateau), un aperçu des stands situés au sein de la fête puis, sur la scène centrale, des extraits des spectacles (chorales et ballets), des démonstrations sportives (escrime, javelot, barres fixes...), et les allocutions respectives de Marcel Cachin et de Maurice Thorez (entouré de mineurs).
Le contenu politique de la fête mêle antifascisme, internationalisme, et dénonciation virulente, par Maurice Thorez, des « Zynoviévistes » et des « Trotskistes». Parmi les stands, on relève ceux de Regards, des Cahiers du Bolchevisme, des Maisons de la Culture, de l'ARAC et de Fraternité (association franco-immigrée). Nombreux plans d'enfants (dont l'un fermant le poing). On entend le son du biniou et l'hymne de Riego. Des bretons en costume dansent devant Marcel Cachin, puis un avion et une montgolfière survolent la fête.
Collectif Ciné‑Liberté
Au milieu des années 1930, le PCF et ses alliés s’emparent du média le plus populaire de l’époque, le cinéma. L’afflux d’adhésions du printemps 1936 leur apporte des fonds nouveaux, ainsi qu’un vivier de professionnels du cinéma.
C’est dans ce contexte qu’est créée Ciné-Liberté, coopérative de production et de diffusion de films – notamment La Vie est à nous, réalisation collective supervisée par Jean Renoir et Le Temps des cerises de Jean-Paul Le Chanois.
Le collectif participe à la fabrication des films des cinéastes venus de toute la gauche, et des techniciens membres du PCF et de la CGT.
