Lauréats du prix Marcel Duchamp en 2017, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, artistes libanais installés en France, questionnent depuis leurs débuts, la possibilité de l’image et la puissance de sa révélation.
« Certaines archives ne sont jamais totalement absentes, même s’il y a absence d’images, elles sont en latence, prêtes à ressurgir », précise Joana Hadjithomas. Les lieux de mémoire, les cinémathèques, comme les musées les accueillent alors. Mais des contextes de crises – politique, économique, tels que le Liban et combien d’autres parts du monde les connaissent aujourd’hui – viennent fragiliser cet impérieux travail de mémoire, d’histoires tenues secrètes. C’est cette vulnérabilité, cette fragilité, « la mélancolie de l’art et des musées », comme aiment la nommer Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, que les cinéastes ont choisi d’interroger à l’invitation de la Cinémathèque idéale des banlieues du monde. Se décentrer, c’est voyager dans cette zone d’intranquillité. Autour du Film perdu, réalisé en 2003, les artistes présentent Lasting Images, réalisé la même année, et un extrait de leur dernier court métrage Sarcophage aux amours ivres, présenté à la Berlinale, en janvier dernier. Au cours de cette soirée, Ils révèlent également leur nouveau projet autour des archives invisibles ou des invisibles…
En présence des cinéastes Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, qui échangent avec Clément Postec et Amélie Galli, pour la Cinémathèque idéale des banlieues du monde.
Projection d'un extrait du film Sarcophage aux amours ivres


