"Si je travaille ...", séance de courts-métrages de Lincoln Périclès en sa présence, suivie d'un débat à la fin de la séance.
« Ils me tuent, si je ne travaille pas / et si je travaille, ils me tuent » écrivait le poète cubain Nicolás Guillén au siècle dernier. Ce à quoi ces quatre courts métrages de Lincoln Péricles semblent répondre : Puis-je vivre si je ne travaille pas ? Et si je travaille, est-ce que je vis encore ? De l’ennui aliénant subi par une jeune femme (O Trabalho Enobrece O Homem) aux joies inespérées qui s’invitent pendant le labeur -pour qui sait les accueillir- (Jairboris), de la pression suscitée par le manque d’opportunités rémunérées (Ruim É Ter que Trabalhar) aux plans douteux dont les personnages se libèrent (Roubar Um Plano), Péricles questionne inlassablement comment le temps de vie des classes populaires parvient parfois à s’arracher à l’asservissement inégalitaire du capitalisme.